Chronique Café 7 – Arabica v. Robusta

Bienvenue à la septième Chronique Café! Chaque mois, vous pourrez découvrir, explorer, apprendre ou comprendre un aspect de l’univers fascinant qu’est celui du café!

Vous entendez et lisez surement de plus en plus l’expression ‘100% Arabica’, même venant des grands noms dans la restauration qu’on n’associerait pas nécessairement avec le café. Mais qu’est qu’un café non-Arabica? Et pourquoi est-ce qu’on associe l’Arabica à la qualité? Voyons ensemble…

Différentes espèces

Il existe plus d’une centaine d’espèces de caféier (plant de café) sur la planète, mais les deux espèces prédominantes dans la nature sont le Coffea Arabica et le Coffea Canephora (ou Robusta). Ces deux espèces sont différentes sous plusieurs plans, par exemple: l’Arabica pousse en altitude, à flanc de montagne et à l’ombre d’arbres fruitiers tels les bananiers ou les dattiers, alors que le Robusta pousse en plaines arides, en plein soleil, c’est une espèce beaucoup plus coriace!

Différente teneur en caféine

Le Robusta contient deux fois plus de caféine que l’Arabica, c’est d’ailleurs ce qui lui donne des arômes de brûlé, de plastique ou de pneu brûlé (eh oui!). Les mélanges contenant du Robusta, même en petite partie, sont des mélanges ayant souvent une amertume beaucoup plus prononcée. Le Robusta est très commun dans les mélanges italiens! C’est ce qui rend les espressos aussi puissants dans les cafés de la Petite-Italie.

Différent mode de cueillette

Puisque l’Arabica pousse à flanc de montagne et en altitude, il est beaucoup plus difficile d’en faire la récolte. Ça demande un travail acharné de cultivateurs qui passent des heures et des heures à cueillir à la main les fruits qui sont mûrs afin de les envoyés à la station de séchage (ou lavage).

Quant au Robusta, le fait qu’il pousse en plaine permet aux manufactures de faire de la cueillette par machines du style énorme tracteur. Cela sauve énormément de frais en main-d’oeuvre (combiné avec le fait que le plant du Robusta est beaucoup plus robuste et donc qu’il produit moins de pertes, le café Robusta est exponentiellement moins cher sur le marché que l’Arabica). Cette méthode de récolte est loin d’être idéale puisque tous les fruits sont cueillis, qu’ils soient mûrs ou non, ce qui crée un café loin d’être homogène. Cette production de masse est surtout utilisée pour les cafés instantanés et les cannes de café filtre de marque générique, dû à leur faible coûts de production.

Conclusion: go Arabica, abat le Robusta?

Il est clair que sur le marché, 75% de la production mondiale de café est composée d’Arabica et 25% de Robusta, mais est-ce que le Robusta est fondamentalement un mauvais café? Si le Robusta était cueillit de la même façon que l’Arabica, c’est à dire avec plus d’homogénéité, on serait certainement capable de produire un café Robusta de qualité. Son goût resterait probablement inférieur à la qualité générale des Arabica, mais il faut se rappeler que des mauvais Arabicas… ça existe aussi! 😉

C’est ce qui conclut notre septième chronique! J’espère que vous avez apprécié! Le mois prochain, nous explorerons ensemble comment l’expérience café fait appel à nos cinq sens!

En attendant, bon café!

 

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